Comment choisir le bon syndic ?

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Au moment de changer de syndic, il n’est pas toujours évident de savoir vers quel professionnel se tourner. Certains critères vous permettent pourtant de repérer les syndics fiables, et ceux dont la taille et les prestations sont compatibles avec votre copropriété.

LE CHOIX DU SYNDIC SE FAIT EN FONCTION DE LA TAILLE DE LA COPROPRIÉTÉ

Parmi les différents syndics que vous pourrez trouver, certains sont des petites structures qui comportent peu de monde, alors que d’autres sont des sociétés de plus grande ampleur. Il est important d’en tenir compte lorsque vous choisissez un syndic pour votre copropriété. En effet, s’il s’agit d’un immeuble comportant peu de lots, un professionnel qui détient un diplôme en immobilier et qui a quelques années d’expérience derrière lui sera capable d’assurer une gestion rapprochée et rigoureuse. En revanche, au-delà d’un certain nombre de lots, il est recommandé de se tourner de préférence vers une société dont les moyens humains sont plus importants, afin que le personnel puisse faire face à la gestion du quotidien ainsi qu’aux évènements exceptionnels.

VÉRIFIEZ LA RÉPUTATION ET LE PROFESSIONNALISME DU SYNDIC

Généralement, le bouche-à-oreille se révèle efficace, et si vous entendez parler d’un syndic ayant une bonne réputation et que les retours d’expérience sont positifs, vous n’avez pas de raison de vous méfier outre mesure. Cependant, pensez à vérifier d’autres paramètres concernant le syndic, comme par exemple :

  • La détention par le syndic d’une carte professionnelle.
  • Demandez le nombre de lots qui est attribué à chaque collaborateur. Si ce nombre est supérieur à 2 000, méfiez-vous, car la qualité du service peut en être affectée.
  • Demandez également au syndic comment il gère les impayés de la part de certains copropriétaires.
  • Renseignez-vous sur les leviers que le syndic peut utiliser pour faire baisser les charges de copropriété.
  • Veillez également à savoir quels sont les prestataires auxquels le syndic fait appel, et s’il renégocie les contrats régulièrement.
  • Le syndic doit détenir une assurance de responsabilité civile.
  • Renseignez-vous enfin sur le tarif des prestations particulières, qui peuvent rapidement s’avérer coûteuses pour les copropriétés.

ET POURQUOI PAS UN SYNDIC DIGITAL ?

Il existe en fait trois catégories qui se côtoient dans ce vocable :

  1. De « véritables »,  soit des professionnels,  syndics digitaux dont toute l’offre consiste à gérer à distance les immeubles sous mandat, ils s’appuient en général pour ce faire sur des outils numériques.
  2. Des « logiciels/plateformes de gestion en ligne » dont l’offre est d’accompagner un syndic bénévole seul ou sous forme coopérative : la responsabilité ici est celle du syndicat des copropriétaires.

    Dans ces deux cas, les honoraires sont alors réduits.
     
  3. Simplement des syndics professionnels qui ont fait évoluer leurs outils de gestion et de communication client et qui doublent leurs équipes et présence au sein des immeubles ou en agence par des outils numériques permettant d’optimiser leur réactivité et d’afficher plus de transparence dans le traitement des actes de gestion courante.

Aujourd’hui, il est possible de se tourner vers des syndics digitaux, qui proposent des prestations à distance. Cela permet de réduire le coût, et l’efficacité est parfois meilleure qu’avec certains syndics classiques, car chaque copropriétaire n’a qu’à télécharger une application lui permettant de signaler le moindre évènement ou dysfonctionnement. Vous n’avez donc plus besoin de passer des appels, et les autres copropriétaires sont ainsi informés du signalement, ce qui évite des doublons ou des malentendus. Sachez par ailleurs que certains syndics proposent à la fois une partie de la gestion en ligne de la copropriété, mais également des interventions physiques de la part des professionnels. Cela peut s’avérer rassurant pour beaucoup de copropriétaires qui veulent franchir le pas.

VOUS POUVEZ SIGNER UN CONTRAT D’UN AN

Il peut parfois paraître délicat de se faire un avis éclairé au sujet d’un professionnel que l’on ne connaît pas encore. Sachez que vous pouvez parfaitement demander à signer un contrat d’un an dans un premier temps, afin de mettre le syndic en condition de test. Vous pourrez alors faire le bilan à l’issue de cette année, et décider de changer de syndic ou non.

A ce titre, pensez à inscrire le changement de syndic à l’ordre du jour au moins 21 jours avant la date de l’assemblée générale si vous souhaitez comparer d’autres contrats et évincer le syndic en place. La convocation doit ensuite être envoyée à chaque copropriétaire, et elle doit indiquer la question du changement de syndic.