Économiser l’eau dans sa ville et chez soi : les bretons l’ont fait

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Elle coule du robinet et on la trouve un peu partout dans nos villes. Pourtant, l’eau potable est une ressource rare qu’il est indispensable de préserver. Il y a encore 50 ans, nous ne mesurions pas à quel point cette ressource serait épuisable et que sa gestion prendrait tant une dimension sociale qu’économique et patrimoniale. Cependant depuis plusieurs années, la sensibilisation autour de ce gâchis se renforce et s’étend.

UNE INITIATIVE BRETONNE POUR ÉCONOMISER L’EAU

Dans les années 90, le conseil régional de Bretagne, le ministère chargé de l’environnement et l’agence de l’eau Loire-Bretagne lancent une opération-pilote de maîtrise des consommations d’eau domestique en usage collectif ou particulier.

Cette opération, mise en place dans 7 villes, reposait sur 10 actions dont 7 « de base » et 3 « complémentaires » :

  1. Informer, sensibiliser et éduquer le grand public aux moyens d’une mise à disposition d’informations sur les économies d’eau.
  2. Accompagner le démarrage de l’opération et sa constance en envoyant des courriers d’informations joints aux factures d’eau.
  3. Evaluer l’impact et montrer l’exemple en installant sur les sites municipaux du matériel économiseur d’eau.
  4. Favoriser la prise de conscience des économies possibles avec un service de diagnostic de bâtiment en corrélation avec la consommation d’eau.
  5. Inciter à la maitrise des consommations sous forme de prime, bien que cette action n’ait finalement pas été mise en place.
  6. Analyser les différents matériels essayés pour promouvoir les méthodes économes.
  7. Influer sur les attitudes des adultes en devenir et sensibiliser les parents à l’aide du corps enseignant qui réalise des expériences et fournit des explications.
  8. Localiser les fuites et effectuer un suivi.
  9. Créer des supports techniques pour les syndics, présentant les différents moyens d’économies d’eau et leurs retombées en termes de consommation et de coût.
  10. La formation par des plombiers qui présentent les méthodes et produits économes.

Après une année d’expérience, un premier bilan est réalisé : les résultats sont variables selon les moyens mis en place, le contexte et les relais de mise en œuvre. Cependant, certaines actions ont remporté un franc succès dans une majorité des villes pilotes.

LES MOYENS MIS EN ŒUVRE

Le financement de cette opération était variable selon la taille des villes-pilotes, et le coût total s’est élevé à 600 000 €. Avec plus de 60 % de subvention, c’est le Conseil régional de Bretagne, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et le Ministère de l’environnement qui auront investi le plus gros fond financier.

Ce financement a donc permis de déployer une stratégie clairement communiquée, mais cela a également permis la mise en place de dispositifs permettant de vérifier et améliorer le rendement du réseau de l’eau aux différents usagers. Cette opération a donc pu être réalisée grâce à la mobilisation des collectivités et des particuliers qui ont adopté des comportements responsables quant à leur gestion de l’eau.

Les Bretons l’ont fait, à nous de jouer.