La smart-city, kezako ?

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on email

Le terme de smart-city est de plus en plus employé dans les grandes et moyennes métropoles, pour qualifier des villes qui se développent autour de l’amélioration de la qualité de vie des habitants, du développement durable, et de l’utilisation intelligente des nouvelles technologies.

QU’EST-CE QUE LA SMART-CITY ?

Aujourd’hui, la moitié de la population mondiale est citadine, et le pourcentage de personnes vivant en ville pourrait s’élever à 70 % des habitants d’ici 2050. Les villes, qui n’occupent que 2 % de la surface de la planète, sont responsables à elles seules de 80 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Des constats qui forcent à repenser les villes, leur modèle, leurs valeurs, leur place et leur impact. L’enjeu de beaucoup de villes à l’échelle mondial, est donc de repenser les objectifs sociétaux, politiques et environnementaux.

La smart-city vise concrètement à améliorer le bien-être des habitants, de diverses façons. Il s’agit notamment d’optimiser les coûts, d’améliorer l’organisation, de réduire la pollution, etc. Les bâtiments sont alors construits selon des standards de haute qualité environnementale, la consommation d’énergie est anticipée et ajustée, le trafic est organisé. A Barcelone, par exemple, la ville a équipé 1 100 lampadaires de LED qui réduisent la consommation d’énergie, et des capteurs ont été installés à proximité pour détecter la présence de piétons. Ces installations ont réduit la consommation d’énergie de 30 %, juste dans le domaine de l’éclairage urbain.

Bon à savoir
Parmi les 24 smart-city françaises, on retrouve les grandes métropoles comme Paris, Lyon et Marseille, Lille et Toulouse, mais également des villes de taille moyenne, comme Nantes, Montpellier et Grenoble par exemple.

SMART-CITY : LES PROJETS MIS EN PLACE

La smart-city, littéralement « ville intelligente », repose sur plusieurs fondements que de plus en plus de métropoles tentent de mettre en place :

  • Améliorer le transport et la mobilité intelligente, en intégrant différents modes de transport. Chacun doit trouver sa place et se déplacer le plus librement possible, tout en favorisant les modes de transport écologiques. Ces modes de transports doivent réduire l’empreinte environnementale, et l’utilisation de l’espace urbain doit être optimisé au maximum.
     
  • Favoriser l’environnement durable en agissant à la fois sur les déchets et l’énergie. Les villes intelligentes ont désormais pour missions de réduire les déchets au maximum, et de mettre également en place des systèmes performants de récupération et de valorisation des déchets. De plus, elles doivent renforcer les actions en matière d’efficacité énergétique, et développer la mise en place de systèmes de production locale d’énergie, comme les panneaux solaires sur les toits.
     
  • Encourager l’urbanisation responsable et l’habitat intelligent, car le coût de l’immobilier en ville associé à une offre inférieure à la demande, rendent l’urbanisation actuelle complexe. Les villes doivent donc repenser l’immobilier, en faisant en sorte de renforcer l’intimité, l’ensoleillement et le vivre-ensemble. Les bâtiments doivent également devenir intelligents, en intégrant des systèmes de gestion de l’énergie et de réduction des consommations.
     

Bon à savoir
70 % des smart-city françaises se sont lancées dans l’open-data, c’est-à-dire l’ouverture des données, sur les transports en commun disponibles en temps réel par exemple. Source : Journal du Net

LES CITOYENS SONT AU CŒUR DES PROJETS

La smart-city est une ville mieux gérée, notamment grâce aux nouvelles technologies, mais cela ne suffit pas. Cette technologie doit être utilisée pour améliorer le confort et le bien-être des habitants sur le long terme. Il s’agit donc d’une large mission qui revient non seulement aux municipalités, mais également aux architectes et urbanistes. Les technologies doivent donc s’accompagner de choix judicieux pour tous les citoyens.

A ce titre, les citoyens doivent être au cœur de la smart-city. La conception de la ville doit être pensée en fonction de leurs besoins et de leurs préoccupations, qu’il s’agisse des transports, de la santé, de la nature, de l’alimentation, de l’emploi. La ville intelligente est donc bâtie autour des besoins des habitants qui ne sont plus seulement des consommateurs, mais des partenaires et des acteurs de son développement et de son amélioration.