Le court-voiturage, nouveau mode de transport en commun

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Le court-voiturage a vu le jour il y a quelques années et s’étend aujourd’hui à toutes les grandes métropoles. C’est une solution face à la pénurie de transports en commun dans certains secteurs trop mal desservis. Cette initiative est d’ailleurs encouragée et parfois même financée par les collectivités.

LE COURT-VOITURAGE, EN QUOI ÇA CONSISTE ?

Nous connaissons tous désormais le covoiturage, cette pratique qui consiste à se déplacer en voiture avec d’autres particuliers, afin de combler les places libres dans les voitures qui circulent chaque jour, parfois pour des longs trajets. Mais une autre initiative a vu le jour depuis quelques temps : celle du court-voiturage. Cela concerne uniquement les trajets courts et fréquents, en particulier les trajets entre le domicile et le lieu de travail. Avec ce concept, les conducteurs indiquent leur itinéraire quotidien, et les usagers dont l’itinéraire correspond à celui des conducteurs peuvent les rejoindre dans leur voiture. Car le court-voiturage ne permet pas de faire des détours, contrairement au covoiturage, pour lesquels les conducteurs peuvent ou non accepter de déposer les passagers à un endroit précis. BlablaCar a lancé Blablalines, un site exclusivement réservé aux demandes de court-voiturage, et cela concerne déjà plusieurs agglomérations telles que Toulouse, Reims, Paris et toute l’Ile-de-France.

UNE INITIATIVE SOUTENUE PAR LES COLLECTIVITÉS

Le court-voiturage est une réponse à la problématique des transports en commun, qui ne desservent pas tous les secteurs et dont la pénurie entraîne un plus grand nombre de voitures sur les routes, un trafic intensifié et une pollution atmosphérique accrue. C’est la raison pour laquelle il s’agit d’une pratique de plus en plus soutenue publiquement par les politiques, à l’instar du conseil départemental de l’Essonne, qui a financé 50 000 trajets de court-voiturage via la plateforme Karos en 2017. Le conseil départemental a alloué 100 000 € aux utilisateurs de l’application, et l’opération avait rencontré un franc succès, car le nombre d’utilisateurs avait doublé sur cette période. De même, en septembre 2017, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a octroyé une subvention de 50 000 € à 17 entreprises partenaires d’IDF Mobilités afin de développer le secteur du court-voiturage. 
 

Bon à savoir
Ecov, Citygoo, WayzUp et IDVROOM sont autant d’entreprises à s’être lancées dans le court-voiturage.

LE COURT-VOITURAGE ÉLARGIT LE RÉSEAU DE TRANSPORTS EN COMMUN

Le court-voiturage permet à tous les acteurs de gagner du temps et de réaliser des économies, puisque les conducteurs amortissent les frais liés à leur voiture (essence entre autres), et les passagers voyagent à moindre frais. Mais cela a également permis d’élargir le réseau de transport en commun. Par exemple, certaines plateformes de calcul d’itinéraires prennent dorénavant en compte le court-voiturage. Et grâce à ce nouveau mode de transport, les habitants de plus de 430 communes franciliennes qui ne sont pas desservies par les transports en commun classiques (métro, RER, train de banlieue, bus, tramway) ont quand-même rejoint le réseau RATP, sans utilise leur voiture.

Enfin, le court-voiturage remporte un tel succès, qu’il est maintenant question d’ouvrir les voies de bus autoroutières au court-voiturage, afin d’encourager son développement. Dans le même ordre d’idée, il n’est pas impossible que les conseils régionaux financent, à termes, la pratique du court-voiturage, au même titre que les compagnies de bus ou de métro.